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«Homo homini lupus est»

Par LG le 15/05/2017


Les armes chimiques font actuellement leur grand retour sur le devant de la scène des horreurs perpétrées au nom de la guerre

Bon nombre d’inventions humaines ont été détournées de leur usage premier par les forces militaires dans le cadre de conflits armés. D’autres armes, en revanche, ont directement été créées par l’homme pour nuire. Les illustres «Little Boy» et «Fat Man» ont ainsi exterminé des milliers de civils à Hiroshima et Nagasaki. Si ces bombardements sont devenus le symbole de la fin de la Guerre, ils sont dans un même élan devenus le coup d’envoi de la course à l’armement qui s’en est suivie. L’Atoll de Bikini, île de rêve ravagée par les egos ou les peurs d’une superpuissance souhaitant être à tout prix la plus féroce sur l’échiquier de la violence mondiale, est aujourd’hui le musée des dégâts qu’a pu causer un bombardement thermonucléaire. A l’heure actuelle, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord ont déclaré être en possession de cette arme tandis que plusieurs autres nations l’hébergent sur leur territoire ou font partie d’une alliance les concernant.

 

Inodores. Invisibles. Mortelles. Plus insidieuses, les armes chimiques avaient déjà été utilisées pendant la Première Guerre mondiale et font actuellement leur grand retour sur le devant de la scène des horreurs perpétrées au nom de la guerre. Les images terrifiantes de la dernière attaque en date dont la responsabilité, prouvée par la France, est imputée au Régime de Bachar El-Assad parlent d’elles-mêmes; le regard vide et les pupilles dilatées des corps d’enfants, gisant morts, par dizaine, ont laissé une marque indélébile dans les esprits. Malgré la signature par la Syrie de la convention sur l’interdiction des armes chimiques, ces attaques continuent d’être commises; la violence humaine ne connaît donc aucune barrière éthique.

 

Depuis le début du mois d’avril le ton monte entre Washington et Pyongyang. Le porte-avions américain s’est engagé dans la péninsule coréenne et les démonstrations de force de la Corée du Nord se multiplient, parfois maladroitement. Alors que l’Europe reste à l’écart de ces discussions, Donald Trump semble hésiter entre «s’occuper de la Corée du Nord» et «rencontrer Kim Jung-Un», qu’il considère comme une personne «rationnelle», tandis que le dirigeant coréen insiste pour que la Chine assume son rôle d’allié et somme son homologue américain de faire marche arrière, sous peine de représailles. Les menaces proférées par les deux clans s’intensifient et la possibilité d’une guerre prend lentement forme.

 

Une démonstration de force peut toujours en engendrer une autre et le lancement d’une bombe nucléaire pourrait déclencher une suite de réactions en chaîne capable de détruire le monde. Alors qu’une épée de Damoclès se balance lourdement au-dessus de sa tête, l’humanité toute entière retient son souffle et assiste, impuissante, à un enchaînement critique d’événements.    MC

Par LG le 15/05/2017