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Romain Schneider au Conseil “Affaires étrangères” dans sa formation Développement

Par LG le 13/09/2017


Le Luxembourg entend continuer à concentrer son aide publique au développement de façon prioritaire sur les PMA et sur les secteurs sociaux

Le ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, Romain Schneider, a participé le 11 septembre 2017 à Tallinn à la réunion informelle du Conseil “Affaires étrangères” (CAE), dans sa formation Développement, organisée par la Présidence estonienne et sous la présidence de la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, et en présence du commissaire pour la coopération internationale et le développement, Neven Mimica, ainsi que du Vice-président de la Commission européenne pour le marché unique numérique, Andrus Ansip.

Sur l’ordre du jour de ladite réunion figuraient un échange de vues sur un engagement innovant avec des pays en voie de développement économiquement plus avancés, l’intégration des solutions et technologies numériques dans la politique de développement de l’UE, la résilience et la mise en œuvre du nexus aide humanitaire/coopération au développement ainsi que le nouveau plan d’investissement extérieur de l’UE.

Sur le premier point, le ministre Schneider a rappelé que le Luxembourg ne souhaite pas que cette discussion mène à relâcher l’attention politique souhaitée et le focus financier prévu par le Consensus européen pour le développement sur les pays les moins avancés. Le Luxembourg entend continuer à concentrer son aide publique au développement de façon prioritaire sur les PMA et sur les secteurs sociaux qui constituent la base d’un développement qui ne laisse personne pour compte. Le ministre Schneider a attiré l’attention sur le fait que dans le cadre de l’appui aux pays économiquement plus avancés, le renforcement de la société civile à travers les ONG locales est indispensable à l’édification de la démocratie.

Sur le dossier du numérique au service du développement, le ministre Schneider a relevé que la Coopération luxembourgeoise utilise depuis des années les TIC comme un instrument de mise en œuvre tant dans ses activités de développement que dans le contexte de l’aide humanitaire. Il a demandé de ne pas oublier le lien entre le développement des technologies de l’information et le développement des énergies renouvelables, l’accès à ces technologies étant tributaire de l’accès à l’énergie. Le ministre Schneider a de même rappelé l’importance de ces technologies pour l’inclusion financière des populations défavorisées.

Dans le cadre de la nouvelle approche stratégique “résilience” et de la mise en œuvre du nexus aide humanitaire/coopération au développement, le ministre Schneider a confirmé la volonté luxembourgeoise d’une meilleure complémentarité et collaboration entre ces deux volets de l’action extérieure européenne. A cet égard, Romain Schneider a signalé la disponibilité luxembourgeoise à participer à l’exercice européen de mise en œuvre de ce rapprochement dans les pays-pilotes du bassin du lac Tchad et notamment le Niger, tout en rappelant la nécessité de préserver la spécificité de l’action humanitaire aussi dans les instruments européens.

Le ministre Schneider a finalement salué la mise en place du Fonds européen pour le développement durable (FEDD). En attendant que les détails de sa mise en œuvre soient réglés, il a d’ores et déjà salué les cinq secteurs identifiés jusqu’à présent comme possibles fenêtres d’investissement, et notamment l’agriculture et le numérique. Le ministre Schneider a exprimé sa conviction que la Banque européenne d’investissement, qui est la banque de développement de l’Union européenne, devrait être chargée de la gestion des actifs du fonds de garantie du FEDD en partenariat avec le secteur privé.

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes/ Direction de la coopération au développement et de l’action humanitaire

Par LG le 13/09/2017