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Immobilier & bâtiment

La technologie au service de la construction

Par LG le 28/12/2017


Nous dressons un bilan complet de l’état et de la performance des bâtiments

Créée en 2007, la société Oikotech a fait du conseil en énergie son cœur de métier. Au départ des mots grecs «oikos» (maison) et «teknos» (technique) Quentin De Man, créateur et associé-gérant, a souhaité mettre la technologie au service de l’amélioration du bâtiment dès la création de son entreprise. Proposant son expertise à une clientèle constituée de particuliers et de professionnels, la société a déjà fait ses preuves au Luxembourg et continue sur la lancée, en gérant notamment le projet Royal-Hamilius à Luxembourg-Ville.

 

Présentez-nous votre entreprise en quelques mots…

L’entreprise est née fin 2007 lorsque je me suis lancé en tant qu’indépendant. A l’époque, même si la gestion de projets faisait déjà partie intégrante de mon activité, je m’occupais essentiellement de certifications énergétiques et de conseil en énergie. Cette branche de la société était alors très prospère puisqu’une nouvelle réglementation imposant à tous les propriétaires de faire certifier les bâtiments existants sur le territoire luxembourgeois venait d’apparaître.

En 2015, j’ai engagé un employé dans l’aventure, ce qui m’a poussé à faire évoluer les statuts de la société et à fonder OBTC Sàrl, acronyme d’Oikotech Building Technical Consulting. Dès lors, l’activité de gestion de projets s’est fortement développée, notamment grâce au projet «AIR» visant à rénover l’ancien bâtiment d’ING où se trouve aujourd’hui la BDO, à Gasperich. Ce projet, assez complexe, nécessitait une adaptation particulière des conditions de travail puisque le parking devait rester accessible pendant la presque totalité du chantier, même lors des démolitions. Depuis, d’autres projets se sont enchaînés, si bien qu’aujourd’hui ce pan de nos activités représente 85 à 90% de notre chiffre d’affaires.

Au lancement de la société, mon idée était de prodiguer des conseils énergétiques et d’en assurer la gestion par la suite. A l’heure actuelle, nous proposons d’ailleurs à nos clients pour le volet «conseil énergétique» une analyse des offres de prix des entreprises de construction pouvant assurer leurs travaux et vérifions si leurs propositions sont cohérentes par rapport à notre état des lieux énergétique. Nous nous chargeons aussi de l’accompagnement lors de la création du dossier pour les demandes d’aides étatiques.

Aujourd’hui, nous travaillons essentiellement avec des entreprises de construction ou des sociétés de promotion immobilière, sauf pour notre volet d’activité lié au conseil en énergie, qui lui est surtout dédié à une clientèle privée.

 

Parlez-nous également de votre activité liée au conseil en énergie…

Nos conseils en énergie interviennent surtout au moment des rénovations et des nouvelles constructions. Pour les rénovations, nous prodiguons des conseils en énergie en vue de l’obtention d’un certificat énergétique. Généralement, les particuliers nous contactent car ils cherchent à améliorer la performance énergétique de leur habitation, ce qui est encouragé par des aides de l’Etat.

Avant toute démarche, nous établissons un état des lieux du bâtiment à tous les niveaux pour en dresser la cartographie et en déterminer sa performance, qui est souvent assez basse puisqu’il s’agit d’anciennes constructions. Ensuite, nous proposons au client des améliorations énergétiques élément par élément, tout en tenant compte du fait que certains d’entre eux vont de paire! En effet, il n’aura de sens de se munir de châssis isolants que si le mur l’est également.

Par ailleurs, nous lui proposons deux niveaux d’amélioration. Le premier constitue une base visant à atteindre la performance minimum pour l’obtention d’aides étatiques; le second vise à atteindre un niveau supérieur pour lequel le montant des aides sera plus élevé mais qui n’impliquera pas nécessairement un investissement plus grand. Lors d’une isolation de façade, par exemple, rajouter un surplus d’isolant ne représente qu’un coût de matière première, le prix de la main d’œuvre n’étant pas plus important pour une isolation plus ou moins performante.

Au terme de notre analyse, le client reçoit donc un bilan complet de l’état de son bâtiment, nos conseils, le coût estimé pour chaque élément de rénovation et le montant des aides qu’il est possible d’obtenir en fonction des choix qui se présentent à lui.

 

Quels ont été vos plus grands projets?

Avant le projet «AIR» déjà mentionné, j’ai mené la rénovation profonde d’une villa de haut standing d’une surface de plus de 1.000 m2 en périphérie de la capitale. L’année passée, nous avons travaillé sur un hall de stockage de 30.000 m2 pour les CFL à Bettembourg. Nous devions être attentifs à des détails techniques tels que les moyens d’extinction à prévoir pour garantir la sécurité du hall. Nous avons aussi établi un rétroplanning dont nous devions veiller au respect et avons assuré une assistance à la réception du bâtiment.

Depuis septembre 2016, nous sommes surtout impliqués dans le projet Royal-Hamilius qui devrait être livré à l’été 2019 au centre de Luxembourg-Ville. Cet îlot de six bâtiments comptera à terme huit niveaux de sous-sols dont six seront consacrés à un parking public.

 

Comment envisagez-vous l’évolution de votre entreprise?

Nous souhaitons continuer sur notre lancée et la faire prospérer grâce à notre expérience et à notre bonne appréhension du marché de la construction. Pour accompagner son développement, nous allons débuter la construction de nouveaux bureaux à Garnich, qui devraient être prêts début 2019.

 

Par LG le 28/12/2017